Association des Hyperinsulinismes
Echapée Belle2017-08-28
Vizille 5h30 ce vendredi 25 août, Anthonin vient de me déposer devant l’arche de départ de la 5ème Edition de l’Echappée Belle.

Les 40 premiers kilomètres sont compliqués, notamment entre Arselle et la Pra, je n’ai pas de jambes et ma motivation en prend un coup.
Après quelques larmes, je décide de passer en mode rando++ et d’attendre ce soir où l’arrivée de mon assistance de choc me fera certainement le plus grand bien.

De nombreux lacs, des chutes d’eau, un glacier, une vue imprenable!
C’est à travers cailloux et cailloux que nous nous frayons un chemin pour atteindre la croix de Belledonne (2926m point culminant de la course), suivie du col de Freydane, avant de se poser au Refuge Jean Collet.

Je repars avec Samuel, une connaissance lyonnaise, cela fait du bien! Nous entamons une succession d'ascensions : Col de la Mine de Fer, Brèche Fendue et une longue descente jusqu'au Habert d’Aiguebelle, notre 4ème ravito.
Nous repartons, après une bonne soupe, attaquer le Col de l’Aigleton dont la fin est “verticale”.
Après une courte descente, où une douleur au genou est apparue (blocage douloureux), nous montons le col de la Vache qui est rendu encore plus difficile (s’il en était besoin) par la tombée de la nuit.

Samuel est monté plus vite, c’est donc tout seul que j’attaque ensuite la longue descente vers la station du Pleynet.
Travail du mental, nous surplombons la station, on se dit "c’est bon, il n’y a plus qu’à descendre", mais en fait nous faisons une boucle de 4km avant de finalement atteindre la station où je retrouve avec grande joie Ma Puce et Daniel.

J’en profite pour me changer, manger des spaghettis bolognaise et me voilà reparti avec Daniel (qui m’accompagne en mode Pacer), direction Gleyzin par la Montagne de Tigneux.
On subira un orage et de la pluie mais nous arriverons au ravito dans les temps prévus.
Ravito rapide, je veux profiter de la fraîcheur de la nuit pour avancer le plus possible, j’attaque donc la longue montée du Col de Moretan.

Jusqu’au Refuge de l’Oule, ça monte mais ce n’est pas encore trop raide, par contre les 4 derniers kilomètres sont très ardus et comme depuis le début dans des "pierriers".
La descente est tout aussi pentue, devient même aérienne sur cette crête sympa et après plusieurs pierriers nous retrouvons un peu d’herbe à vache pour rejoindre Périoule.

Le soleil cogne déjà fort, j’essaie de courir un peu sur la partie descendante, avant d’attaquer une forte pente sur chemin (500m sur 2km). Une fois celle-ci derrière, c’est les montagnes russes à travers bois jusqu’à la station Super Collet.
30-45 minutes d’avance sur les prévisions, j’attends mon assistance de choc qui se fait surprendre par mon chrono.

Sous une forte chaleur, et de nouveau avec Daniel, c’est parti pour un long bout de chemin.
Je continue à essayer de progresser en trottinant, nous nous arrêtons à de multiples reprises pour nous rafraîchir et nous ravitailler dans les sources et les torrents.

Ma montre coupe l’exercice pour je ne sais quelle raison, nous demandons donc aux coureurs du 85 des infos pour savoir où nous en sommes. Je n’avais pas noté mais cette étape annonce un cumul de 1600m+, cela va piquer alors que nous venons de passer les 100km.

Le Col d’Arpingon n’en finit pas de ne pas venir, c’est une succession de petits cols tous aussi raides les uns que les autres. Enfin le col passé, une longue descente nous amène à Val Pelouse où j’ai bien du mal sur la fin.

Besoin d’une pause “cerveau”, je m’allonge un peu pendant que ma puce me masse les cuisses. Après 1 heure de calme, je repars à la tombée du soleil affronter cette avant-dernière étape.

A ma grande surprise cela va plutôt bien, même si le rythme n’est pas trop élevé au début.

Quelques vaches sur le sentier, que nous poussons gentiment, les cols de la Perrière et de la Perche passés, me voilà sur un terrain plus propice à la course à pied, pfff cela fait du bien.
Encore le sommet du Grand Chat qui se monte facilement, et feu sur la descente vers le dernier ravitaillement. J’annonce à mon assistance que cela va aller plus vite que prévu et je dévale à vive allure jusqu’au Pontet où j’arrive avec 1 heure d’avance.

Je retrouve après une petite soupe Ma Puce et Daniel qui se prépare pour la dernière ligne droite.
A peine parti, je ne trouve pas mon portable, on prévient Ma Puce, ouf il était resté au ravito !!

Nous attaquons la dernière ascension, moi collé aux baskets de Daniel, je souffle fort pour rester accroché.
Nous voilà au-dessus, nous sommes sur un grand chemin, je cours et nous rattrapons des groupes, Elise, déjà vue plusieurs fois, et Cédric que je branche en passant.
Cédric nous rattrape et s’élance trop fort pour moi dans la descente. Mais je continue tout de même à progresser à bonne allure.
A 3h33 du matin, je dis à Daniel que je vais tout faire pour arriver avant 4h. Et c’est en finissant à 12km/h que nous arrivons vers cette cloche qui m’aura attendu 45h50.

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Elise2017-09-19
Superbe récit ! Et au top durant la course félicitations A une prochaine sur d autres courses

john2017-09-07
quelle belle aventure. encore une fois un mental de fou pour continuer après les 40km.

sam2017-09-05
quel talent :))))

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