Association des Hyperinsulinismes
Grand Trail du Lac2018-10-24
Voilà une Finish Line qui fait du bien !

Après quelques mois difficiles, je renoue enfin avec le plaisir de passer cette fameuse ligne d'arrivée.

Tout n'a pas été simple...

Je me suis appliqué à rester dans mon programme en effectuant les 11 premiers kilomètres à 12km/h et en n'engageant pas trop dans les premières pentes.
Mais les premières descentes me rappellent que je suis en délicatesse avec mes viscères et des crampes m'empêchent de progresser sereinement.
Une bonne chute où il n'y avait vraiment pas de raison de se butter sur quoi que ce soit me fait penser que le Trail ce n'est pas pour cette année !!
Voilà de quoi ébranler une confiance qui n'était déjà pas très présente.

Mais bon, NON, je ne vais pas encore m'arrêter en chemin. Je cherche du coup en moi tout ce qu'il pourrait y avoir de positif et je continue jusqu'au ravitaillement 2 où je pointe avec 30 places de perdues.
Nous attaquons ensuite une partie plus technique et pas de doute c’est ce qui me plaît le plus. Passage en balcon dans les rochers, descentes avec passage câblé avant de descendre sur les berges de la pointe Nord du lac.

Nous retrouvons du plat pour aller de Chatillon jusqu'à Chanaz et là Go pour du pentu à plus de 20\\% pour reprendre de la hauteur. Je monte à un bon rythme, je suis bien, je pointe d'ailleurs au ravito 4 avec 30 places de moins qu'au dernier pointage.
Le moral est au beau fixe notamment lorsque j'apprends que dans 10km cela sera le ravito d'Ontex, ravito que je sais être sur le chemin du retour :-)
Je double encore pas mal de monde sur cette partie qui nous réserve pas mal de dénivelé. A Ontex, un bol de pâtes, 2-3 patates et hop Go pour retrouver le Col du Chat sur un parcours de 'crête' avec une succession de montées / descentes.

Au Col du Chat, je sais ce qui m'attend, et c'est avec enthousiasme que je m'attaque à 5km avec plus de 850m de dénivelé positif pour ensuite redescendre sur Bourget du Lac en perdant 1300m en 7km. Une descente qui fait mal aux guiboles, mais la perspective de la ligne d'arrivée aide à oublier un peu la douleur.

Avec la volonté de finir sous les 11h, je coupe la ligne en un peu plus de 10h32, content et fier du travail fait.

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